Maxim Dallaston, rhythm designer
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Old drumset

Histoire de la batterie

Une nouvelle façon d’apprendre la batterie. Plus qu’une méthode, c’est une nouvelle approche de la batterie que je vous propose ici. Un savant mélange adapté pour chaque personnalité, chaque attente, chaque objectif, appuyé sur des exercices spécifiques, un peu de méthode Agostini, et les nouvelles technologies ; tout les outils pour vous permettre de designer vos prochains grooves.

La batterie :

Un peu d’histoire : 1865, aux États-Unis, apparaissent les premiers assemblages de percussions jouables par une seule personne ; le but est donc de remplacer plusieurs percussionnistes. La grosse caisse et la caisse claire sont donc assemblées et disposées afin d’être jouées par un seul musicien. A cette époque, pas de pédale (ou très peu, et très complexes à jouer) pour la grosse caisse ; les deux instruments se jouent donc aux baguettes, par une technique appelée « double drumming ».
Les rythmes joués sont principalement militaires, les accents de grosse caisse sur le 1 et le 3 de chaque mesure (1 2 3 4 … ) et les mesures sont à 4 temps. Ce n’est qu’en 1909 qu’intervient la première pédale démontable Ludwig, qui ressemble beaucoup à l’ensemble des pédales utilisées encore aujourd’hui.

Il faut attendre les années 1930 et sa montée en puissance du Jazz, avec l’apparition du charleston (Hi-Hats), et Gene Krupa qui eu l’idée des premiers toms, pour avoir un set de fûts qui ressemble à la batterie classique que nous connaissons aujourd’hui. Dès lors, la batterie telle que nous nous la représentons se démocratise, et devient un instrument à part entière, avec ses techniques, ses fabricants et ses stars telles que Gene Krupa, Buddy Rich, Jo Jones et tant d’autres.

Qu’est-ce qu’une batterie : Cet instrument est un exemple moderne du mélange culturel et temporel. La caisse claire et la grosse caisse sont d’origine européenne, les cymbales nous veinnent des pays orientaux, voire d’Asie, et les toms trouvent leurs racines dans les percussions amérindiennes et africaines. Aujourd’hui montés avec des peaux synthétiques, les fûts sont formés à partir de plusieurs « couches » (plis) de bois, agrémentés d’accastillages permettant de tendre les peaux et de maintenir les éléments à l’emplacement voulu. Mélange de cuivre, d’étain, de bronze, et d’argent, les cymbales ont la particularité de projeter simultanément un ensemble d’harmoniques naturelles.

D’un point de vue anthropomorphique, le rythme, la percussion, est l’expression musicale de base, la plus répandue et la plus primitive qui soit. D’un certain point de vue, la note (do ré mi fa…) est déjà une sophistication intellectuelle de la musique. La batterie, bien que complexe, est donc un instrument reflétant une expression musicale primitive.

Jouer de la batterie : ça n’est pas simple !

En effet, cet instrument ultra personnalisable demande force de coordination et de désynchronisation. Il existe de nombreuses étapes et un nombre sans fins d’exercices afin de maîtriser la batterie. La première qualité d’un batteur : savoir compter ! C’est en comptant à voix haute tout en jouant que le batteur pourra développer son chant rythmique interne.

En dépit de son aspect « primitif », il est important que le batteur ne soit pas crispé lorsqu’il joue. Les tensions musculaires n’aident pas à jouer en place, et peuvent conduire à des douleurs voire des blessures importantes. Une pratique quotidienne est essentielle à une bonne évolution technique.

Enfin, la batterie est un instrument très puissant sur le plan sonore ; un bon batteur est un batteur prudent ! Il est très important de toujours protéger ses oreilles lorsque l’on pratique.

Il existe autant de batteurs que de personnalités ; aussi est-il important d’avoir une palette de jeu, de techniques et de styles avec le plus de couleurs possible. Travailler la batterie Jazz, latine, bossa ou cubaine est tout aussi primordial que de s’impliquer dans la batterie Rock, Blues, Hard Rock ou Heavy Metal. Les spécifications et la personnalité du batteur s’établiront en fonction de ses objectifs et affinités naturelles ; un batteur Metal ne perdra rien en travaillant du Jazz, bien au contraire.